ÉCOUTE THÉRAPEUTIQUE

Utilisation de la vibration des sons pour stimuler le triage de l’information par le cerveau.

Nos sens (toucher, mouvement, odorat, goût, audition et vision) stimulent la perception et la compréhension de l’environnement par un individu et favorisent le développement de ses habiletés. Une dysfonction dans un ou une combinaison de sens peut avoir un impact sur plusieurs aspects du développement et des habiletés. Plusieurs chercheurs considèrent ‘’écouter’’ comme étant une forme d’intégration sensorielle qui utilise la vibration des sons pour stimuler le traitement de l’information par le cerveau.

Écouter et entendre : la différence

Helene lemyre oreilleEntendre est une activité passive alors qu’écouter est actif; c’est une expérience de tout le système nerveux et du corps qui nous connecte à notre environnement, qui est à la base de nos interactions, de la lecture et de l’écriture.

Pour écouter notre cerveau doit être au bon niveau d’état d’éveil, il faut être attentif, faire du focus, être vigilant, concentré être capable de moduler et d’intégrer les sensations venant du monde environnant. Écouter nous aide à nous orienter dans le temps et l’espace : lorsqu’on entend un son cela nous place dans l’espace tridimensionnelle de notre environnement : où sommes-nous par rapport au son? D’où provient le son par rapport à soi-même.

Importance de l’oreille

On découvre de plus en plus comment l’oreille est branchée au système de l’équilibre et comment les sons donnent une perception de temps et d’espace; mais elle n’est pas organisée pour nous protéger contre les sons forts, encore moins à l’exposition répétée de sons comme la musique Heavy Metal et le Rock’n and Roll écouté via un casque d’écoute.

Helene lemyre anatomie oreille

Les vibrations sonores voyagent dans le canal auditif externe. À cause de sa forme et de sa grosseur : canal allongé et étroit, il amplifie le son correspondant aux écarts ou à l’étendue de la voix humaine. Ce son fait vibrer la membrane tympanique qui à son tour va activer les trois osselets. Ceux-ci amplifient la pression de l’air pour la transformer en pression liquide au niveau du système vestibulaire et de la cochlée.

Deux muscles de type musculo-squelettique sont attachés aux osselets. Ces muscles filtrent, amplifient et bloquent certains sons. Si les muscles ne fonctionnent pas ou n’atténuent pas les sons, il y aura dommage au niveau de la cochlée.

Le muscle de l’étrier se contracte avant que nous parlions, il protège notre être de notre propre voix; il filtre les sons de basses fréquences et amplifie les sons de hautes fréquences. Si ce muscle ne fonctionne pas bien, les basses fréquences prennent toute la place. De plus, nous savons que le muscle de l’étrier est connecté avec le nerf facial (VII), lequel est branché aux muscles de l’expression faciale et de la figure. Tous ces muscles sont de type musculo-squelettique. S’il y a diminution de tonus corporel, les muscles situés dans l’oreille subiront également une diminution de tonus,  les empêchant de bien fonctionner.

L’autre muscle, le muscle du marteau joue un rôle dans la mastication et dans le grincement des dents, il est innervé par le nerf trijumeau (V) alors que la membrane tympanique est innervée par le nerf vague (X). Ce nerf joue un rôle au niveau du rythme cardiaque, de la respiration, de la déglutition, de la digestion, du système d’élimination et du tonus vagal, qui est à l’image de l’équilibre des systèmes nerveux sympathique et parasympathique.

Une infection répétée des oreilles ou du liquide dans l’oreille va rendre les muscle plus rigides et va affecter la capacité de porter attention.

Dans les cas de défenses sensorielles, c’est le système sympathique qui domine et qui amène des réactions de peur, de fuite ou de défense : c’est le mécanisme de protection qui s’enclenche.  Alors, le muscle de l’étrier ne fonctionne pas adéquatement et il y a une perte de l’habileté à se concentrer, à faire le focus.

Historique des approches

Les techniques d’écoute ont débuté avec Alfred Tomatis Otorhinolaryngologiste français qui a développé la méthode qui porte son nom, puis il y a eu Dr. Guy Bérard, médecin français élève de Tomatis qui a créé AIT (auditory integration training), Ingo Steinbach, ingénieur de son allemand qui pour rendre les programmes d’écoute plus accessible a créé les méthodes Sonas et Samonas, Bill Mueller, ingénieur de son américain qui utilise de la musique jouée par un appareil de stimulation auditive; Ease et Sheila Frick ergothérapeute des États-Unis, avec son équipe a créé le therapeutic listening dans lequel elle utilise de la musique modifiée électroniquement avec différentes technologies dont avec alternance de filtre haut-bas ou de battement binaural
La technologie avec alternance de filtre haut-bas; amène l’oreille à alterner entre les sons ambiants et à faire focus sur les détails dans l’environnement pour l’attention, la continuité dans le temps et pour la séquence des évènements. Cette alternance améliore la perception de temps et d’espace et enseigne le processus de passer de l’espace avant et arrière, de près et de loin.

La technologie de battement binaural stimule les  patrons des ondes cérébrales pour moduler les sensations, réguler l’éveil et stimuler l’intégration bilatérale. Cette technologie amène les ondes cérébrales au niveau des fréquences neutres alpha. La musique est altérée pour produire un battement binaural c’est-à-dire que chaque oreille reçoit un son de fréquence légèrement différente et le battement est la différence entre les deux sons.

Les bénéfices d’un programme d’écoute thérapeutique sont nombreux, il est un excellent support à toutes interventions thérapeutiques aidant et facilitant l’intégration du travail amorcé. Une enquête auprès des thérapeutes utilisant l’écoute thérapeutique a démontré que les programmes d’écoute ont accélérés le processus thérapeutique de plus de la moitié des clients de ces thérapeutes. On retrouve des améliorations au niveau des sensibilités auditives, des hypo et hypersensibilités sensorielles, de l’attention et du focus, du niveau d’énergie, des transitions et de l’humeur. Une recherche a aussi démontré des améliorations importantes au niveau du comportement chez des enfants. Chez les adultes on peut aussi améliorer les tonus musculaire des muscles de l’oreille interne, les acouphènes, aider à calmer et réaligner le système nerveux activant les ondes cérébrales, moduler les émotions, améliorer l’organisation temps et espace, l’organisation bilatérale et la communication incluant le bégaiement. Pour les gens avec troubles auditifs l’écoute à l’aide de la conduction osseuse outrepasse l’oreille moyenne cela va rejoindre des niveaux plus profond de la personne, va avoir un effet sur les anxiétés, les difficultés émotionnelles.

Dans un programme d’écoute thérapeutique des exercices sont souvent requis pour supporter l’individu dans les changements apportés par l’écoute. L’écoute s’effectue par session maximale de 20 à 30 minutes selon le type du filtre de la musique et le programme est maintenue et modifié aussi longtemps que les bénéfices sont présents. La personne n’a pas à rester assise pour faire l’écoute; c’est le mouvement qui fait les connexions neuronales, il faut éviter de regarder la télévision, de faire des jeux vidéo et  être à l’ordinateur. N’importe quelle autre activité tel manger, des activités de mouvements, de travail des muscles tel pousser, tirer, lever, bouger, jouer, l’utilisation des mains, des activités orales telles mâcher, sucer, souffler, des activités de mouvements; se balancer, se bercer, sauter, rouler….sont adéquats. Les mouvements rythmiques sont très calmants par rapport aux mouvements rapides et changeants.

Hélène Lemyre
Thérapeute en neuro-développement

Références:
Frick, S.M.  OTR, Hacker, C. MS, OTR ‘’Listening with the whole Body’’ 2001
Frick, S. M. OTR, Young, S.R. PhD ‘’Therapeutic Listening’’  2009

 

L’HYPERSENSIBILITÉ SENSORIELLE

Hypersensibilite sensorielle helene lemyre

Comment la reconnaître

Souvent les personnes hypersensibles vont réagir à des stimuli ou des situations agressantes pour eux par de l’évitement, en prenant le contrôle, en se préparant mentalement à l’avance, en se parlant tout le long de la situation, en cherchant à contrecarrer l’effet désagréable engendré par la situation ou par la confrontation.
Ils se sentent envahis par les sensations de l’environnement. Par exemple, si vous vous êtes dans un état terrible parce que vous avez fait de l’insomnie la nuit dernière, que vous êtes fiévreux avec un mal de tête lancinant et que votre adolescent est bruyant, fait jouer sa musique rock, et que la pièce est très éclairée ; la musique vous cassera les oreilles et la lumière vous paraitra insupportable.
Des sensations qui peuvent nous paraître agréables, peuvent être très difficiles à gérer pour les hypersensibles. Bien souvent leur système nerveux interprète les sensations comme très désagréable, inconfortable et dérangeante.
Ces inconforts sensoriels ressentis peuvent concernés qu’un sens ou plusieurs, à des intensités diverses et peuvent s’exprimer de plusieurs façons :
  • Refus d’embrasser un parent
  • Se sent agressé par un toucher léger, un chatouillement ; un frôlement dans le dos accidentel a provoqué une réaction agressive par le pair touché
  • N’aime pas marcher sur le gazon, dans le sable, manipuler de la peinture digitale, de la pâte à modeler
  • Sont incommodés par certaines odeurs, textures, lumières et bruits ; une odeur d’un parent qui revenait de la gym provoquait des crises émotionnelles de la part de son jeune garçon
  • Difficultés avec le bruit des séchoirs à main, aspirateur, robot culinaire ou mélangeur, bruit de la cafétéria à l’école
  • Réactions à des combinaisons diverses d’aliments ou à certaines textures alimentaires
  • Mettre tout plein d’objets dans la bouche sauf des aliments
  • Transition d’aliments difficile
  • Certains adultes qui sont incapable de manger tôt le matin
  • Adultes qui vont manger de tout mais dans un endroit précis ou à un moment spécifique
  • Préférences alimentaires spécifiques
  • Ne pas aimer se trouver dans la cuisine ou la salle de bain
  • Présente des difficultés lors de l’hygiène
  • Pourront prendre que des douches ou que des bains
  • Difficulté dans la routine du dodo
  • Peuvent faire des sons répétitifs pour enterrer les sons ou bruits qui les dérangent
  • Peuvent avoir un sommeil léger
  • N’aiment pas les foules, ils préfèrent s’isoler
  • N’aiment pas les vêtements serrés ou amples
  • Peuvent porter des manches longues, même l’été
  • N’aiment pas mettre des jeans, préfère les pantalons doux de type coton ouaté
  • Peuvent se déshabiller ou se changer fréquemment et se sentent incommodés par la texture de certains vêtements
  • Sensibles aux changements de température
  • Réagissent de façon disproportionnée à une blessure mineure
  • Craintifs des rendez-vous chez le médecin ou à l’hôpital
  • Ont plusieurs peurs et sont anxieux
  • N’aiment pas les parcs d’attraction, manège qui tournent, qui vont en hauteur, les balançoires
  • N’aiment pas faire des culbutes, marcher sur des surfaces instables, aller à bicyclette
  • Peuvent être incommodés par l’intensité de la lumière du jour ;
  • Vont éviter le regard d’autrui
  • Ont de la difficulté avec des mouvements de fond complexe : au terrain de jeu, à la cour de récréation où il y a trop d’éléments en mouvements en même temps. S’il y a trop d’éléments à l’arrière-plan, ils vont avoir de la difficulté à se concentrer
  • Ils aiment porter des vêtements faits d’un seul type de tissu
  • Porter répétitivement les mêmes vêtements
  • Les tempêtes de neige
  • Focus sur les détails
  • Les gens hypersensibles focalisent sur les détails plutôt que sur l’ensemble de la situation.
  • Certains enfants qui voit le Père Noël vont être effrayé d’apercevoir le chapeau rouge, la grande barbe blanche ou l’énorme veste rouge. Ils ne peuvent voir que ces éléments font partis d’un tout qui peut être joyeux, agréable.
  • À l’école, ils performent dans les matières qui favorisent les détails tels le vocabulaire, la prononciation, les connaissances verbales. Ils vont avoir plus de difficultés dans les matières demandant de l’abstraction comme l’arithmétique ou certains concepts scientifiques.

Empathie ou Éponge

Perspicaces et susceptibles et à la fois, ils perçoivent les détails de l’expression faciale d’un pair et se sentent facilement envahis par ce qu’ils détectent chez les autres. Ils ont de la difficulté à faire la différence entre leurs émotions et celles des autres et peuvent y répondre comme si cela étaient les leur.Difficulté d’orientation spatiale.
Lorsque le focus se fait sur les détails, les gens ont la tendance à se perdre plus facilement dans l’espace. Ils ont de la difficulté à évaluer adéquatement les distances, ils présentent plus facilement de l’insécurité et sont plus facilement apeurés de rester seul.

Organisation

Mettre en séquence une série de gestes représente un défi pour eux. Le rituel du dodo est ardu à intégrer. À l’école on s’alarmera sur sa difficulté à maîtriser les routines.

Hypersensible et leurs émotions

Certaines personnes hypersensibles sont dérangées par leurs émotions ; elles n’aiment pas l’inconfort que cela leur suscite et ont tendance à agir leurs émotions en les projetant sur les autres plutôt que de réfléchir sur la situation. À la moindre sensation elles se déconcentrent et cessent de faire ce qu’elles faisaient. Un enfant, pour fuir une situation désagréable peut se cacher sous la table à l’école, pensant se soustraire au désagrément, et à l’inverse, il peut sauter au cou d’un pair dans un élan de joie. Ce sont des enfants qui n’ont pas de juste milieu, qui ont de la difficulté à ajuster leurs comportements et réactions.

Sensations augmentées

Aussi comme les sensations sont perçues plus fortement, des enfants se plaindront facilement de douleurs dans leurs corps tels mal de ventre, à certains muscles, la puberté peut être plus difficile à gérer à cause de toutes les nouvelles sensations qui surgissent. Ces enfants peuvent se percevoir comme différents des autres, se sentir rejeter, ne se sentent pas à la hauteur, ils peuvent être timide et craintif.Évolution de l’hypersensibilité.
Les hypersensibilités sensorielles vont affecter les gens autant au niveau social, émotionnel, mémoire, gastroentérologique, allergie, respiratoire et même bloquer la posture. En vieillissant les symptômes peuvent changer et en cours de vie les symptômes peuvent s’aggraver avec un rhume, une maladie bénigne ou plus importante.
Certaines personnes vont développer des dépendances pour se couper de leur ressenti.

Les tendances

Les gens hypersensibles ont tendance à : se retirer, être solitaire, moins à l’aise dans les relations humaines, peu démonstratifs, perfectionnistes à l’extrême, défensifs, réactifs, émotionnels, facilement stressés, n’accordent pas facilement leur confiance, ont de la difficulté à tolérer les changements, n’aiment pas les imprévus et sont têtus. Leur état de santé peut être affecté par les tensions qu’ils vivent et du fait d’un débalancement de leur tonus vagal (constitution de trois divisions du système nerveux autonome ou viscéral, avec le système nerveux orthosympathique et le système nerveux entérique).
Certains vont avoir besoin de bouger et de faire de l’exercice physique pour évacuer les tensions.

Conclusion

Bien entendu tous les gens hypersensibles ne présentent pas tous ces symptômes et l’intensité peut varier. On peut être hypersensible dans un système sensoriel mais pas d’un autre.Aucune mesure scientifique n’existe à ce jour, si ce n’est que des questionnaires.
Il existe plusieurs outils pour aider les hypersensibilités sensorielles naturellement pour libérer le système nerveux tout en conservant les aspects positifs qu’amène cet état.
Hélène Lemyre N.D. Thérapeute en neurodéveloppement

LE SYSTÈME TACTILE

Le toucher est un des sens les plus importants

Il stimule le facteur de croissance des cellules, le développement du réseau neuronal de notre système nerveux et augmente la synthèse de neurotransmetteurs. Le toucher est impliqué dans le développement des mouvements du corps, des composantes de l’orientation spatiale et de la perception visuelle.

La manipulation stimule l’apprentissage

Le manque de toucher crée des difficultés dans la tension de nos muscles, des problèmes émotionnels et d’apprentissage. Certaines personnes apprennent mieux lorsqu’ils manipulent un objet. Lorsque le toucher est combiné à d’autres sens, il y aura activation d’une plus grande partie du cerveau pour des connexions plus complexes.
L’enfant se fera une image mentale des possibilités et des limites de son corps. Par analogie si vous n’avez jamais touché à une clé, vous ne pourrez pas vous imaginez la texture métallique et la froideur de la clé, ni les détails de sa forme.
Plus les enfants touchent, plus ils apprennent à graduer la force avec laquelle il manipule les objets et à coordonner leurs muscles pour les activer.

Les troubles reliés au manque de toucher

On peut retrouver de l’hyperréactivité et de l’hypo réactivité tactile ainsi que des troubles de discrimination. Les personnes qui présentent de l’hypo réactivité enregistrent mal l’information sensorielle et peuvent rechercher des informations plus intenses, ou en plus grande quantité pour donner une réponse ajustée. Ces personnes peuvent avoir de la difficulté à juger de la force requise pour manipuler un objet. Ils tiennent leur crayon trop fortement ou trop mollement, ils ont de la difficulté à utiliser un portemine comme la mine se casse continuellement. Ils trébuchent et leurs gestes sont brusques. Ils poussent ou serrent trop fortement les autres, le chat ou le chien. Ils brisent plus fréquemment des objets ou font plus de dégâts ; par exemple tenir trop fortement un verre en carton pour boire de l’eau.

Les gens qui présentent de l’hyper réactivité vont se sentir agressé ou inconfortable par un toucher. Ils auront de la difficulté à tolérer la proximité des autres. Certains enfants à l’école n’arrivent pas à rester dans les rangs comme dès qu’ils se font toucher ils réagissent en poussant ou bousculant les autres et perdent leurs moyens. Certains ne tolérèrent pas des vêtements de certaines textures, les étiquettes, les coutures des bas. D’autres n’aimeront pas faire de la peinture tactile, jouer avec de la pâte à modeler, utiliser certaines colles. Ils voudront éviter certaines textures alimentaires. Si les stimulations tactiles sont désagréables, l’enfant ne sera pas porté à explorer son environnement, ne manipulera que peu d’objets ce qui va affecter sa dextérité manuelle et sa vitesse d’exécution, son attention va être reléguée aux stimuli inconfortables pour tenter de les éviter. Il sera donc hypervigilant et aura souvent des réactions émotionnelles disproportionnées, il pourra aussi exiger d’avoir un rituel lors de l’hygiène pour éviter les inconforts par exemple.
Lorsqu’un enfant a des difficultés à discriminer les informations tactiles qu’il reçoit, il interprètera mal les sensations et donc sera moins efficace et précis dans sa façon de manipuler les objets. Il pourrait avoir de la difficulté à retrouver le crayon qu’il veut dans son coffre à crayon, trouver la bonne pièce de monnaie dans ses poches sans regarder, il aura de la difficulté à se représenter mentalement les informations qui lui parviennent et cela affectera grandement sa vitesse d’exécution.

Un exemple probant

Un jeune adolescent qui avait des difficultés d’apprentissage à l’école est venu me consulter et lors de la passation de certaines épreuves perceptuelles il réussissait à trouver les bonnes réponses mais le temps pris pour répondre était important. À l’école, il obtenait alors de mauvaises notes à cause de sa lenteur. Lors d’une rencontre je remarquais qu’il marchait à quatre pattes sur le bout de ses doigts et sans la paume de main à plat au sol.
L’hypersensibilité sensorielle tactile l’avait affecté dans ses performances scolaires. L’enfant apprend à utiliser ses mains en d’abord en se guidant avec ses yeux et ensuite il n’utilise que sa motricité fine sans les yeux. S’il n’a pas suffisamment manipulé sa dextérité et sa vitesse en sera grandement affectées.
Hélène Lemyre N.D. Thérapeute en neurodéveloppement

LES SENS

Centre de neuro développement hélène lemyre les sens
Les sens et les réflexes travaillent ensembles pour nous donner notre vision du monde, permettre notre développement au niveau moteur, émotionnel et cognitif.

C’est par nos sens que nous prenons l’information du monde et cette information doit être décodée par notre cerveau ou système nerveux pour être utilisé et nous mettre dans l’action juste par rapport à la situation.

Les sens (la vision, l’ouïe, l’odorat, le goûter et le toucher) sont un filtre à travers duquel le monde et notre corps nous apparaissent.

Il existe aussi 2 autres sens plus inconscients soit le système vestibulaire (sens de l’équilibre) et la proprioception (sens de l’intuition).

L’apprentissage commencent avec nos sens. Nous reconnaissons ce que nous ressentons.

Les bébés ne peuvent porter attention qu’à un sens à la fois, cela prend un certain temps avant que tous les sens soient connectés ensembles. Les premiers mois, l’enfant se mobilise uniquement par ses réflexes si quelque chose passe dans son champ visuel. Son attention sera attiré, ses yeux bougerons. Au moindre bruit, son regard est détourné. Le bébé porte attention à tout ce qui bouge et à tout les bruits et stimuli environnementaux.

N’est-ce pas là le comportement d’enfants avec un déficit d’attention?

Lors du processus de maturation neurologique l’intégration des différents systèmes sensoriels favorise la croissance intellectuelle, émotionnelle, physique et sociale. Dans le processus, l’enfant apprend à bloquer certains stimuli pour ne s’occuper que de certaines informations les plus pertinentes.

Il est donc important d’offrir aux enfants un environnement riche en sensations avec la possibilité de libre exploration dans un contexte de bienveillance et de support en fonction du niveau de développement de l’enfant afin de proposer une meilleur prise de décision face aux stimuli, plus tard dans leur vie.

Hélène Lemyre N.D. Thérapeute en neurodéveloppement

LES RÉFLEXES

 réflexes \ articles centre de neuro développement

D’où nous viennent les réflexes?

L’avènement de la marche sur deux pattes chez nos ancêtres a amené des modifications anatomiques importantes chez la race humanoïde entre autre au niveau du cerveau et du bassin.

Le canal de naissance a diminué, une augmentation du volume du cerveau, une raccourcissement de la période de gestation et une immaturité plus grande à la naissance du nouveau-né est noté.

Comme l’enfant doit développer son système nerveux hors de l’utérus où il était protégé, à l’abri d’agresseurs potentiels, la nature a créé les réflexes.
Un programme de mouvements primitifs qui se développent à un moment précis, pour la protection et la survie de l’enfant.

Leurs rôles

En plus d’assurer la protection et la survie, les réflexes aident l’enfant à venir au monde, à répondre à ses besoins vitaux, stimulent la répétition de mouvements indispensables à la stimulation des connexions neuronales et le développement moteur. Ainsi l’enfant pourra se lever et développer sa coordination et son équilibre.

Leur présence et leur intégration sont importants pour le développement de l’enfant, ils sont à la base avec les sens du développement moteur, émotionnel, cognitif et de la personnalité de l’individu.

Chez l’adulte ils permettent de développer la confiance en soi, l’équilibre, la coordination, la communication, l’apprentissage et le développement un mieux-être.

Cette intégration est souvent à la base des difficultés que nous retrouvons chez plusieurs êtres humains.  Ce qui est rassurant c’est que plusieurs techniques peuvent être combiner pour favoriser cette intégration, tout au long de la vie.

N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples renseignements sur les approches que je propose.

Hélène Lemyre N.D. Thérapeute en neurodéveloppement